Franchising, retail, business
14/10/2014
Trou béant dans le quartier du nouveau stade Vélodrome, le futur centre commercial de Doughty Hanson and co tarde à sortir de terre. La cause est connue depuis belle lurette
Trou béant dans le quartier du nouveau stade Vélodrome, le futur centre commercial de Doughty Hanson and co tarde à sortir de terre. La cause est connue depuis belle lurette, puisqu'à la suite d'un nouveau recours devant le Conseil d'Etat de l'association "En toute franchise", le projet de 23 000 m² de magasins sur 5 niveaux est suspendu. Et il ne verra en conséquence pas le jour lors de l'événement phare qui devait couronner son lancement, à savoir le championnat d'Europe des nations de football en 2016.
Selon nos informations, la décision du rapporteur public sera connue jeudi et le jugement tombera au tout début du mois de novembre. Et elle sera attendue à plus d'un titre autant par les plaignants que par le promoteur. Car même si leur appel a été rejeté par les Commissions nationales d'aménagement commercial départementale et nationale (CDAC et CNAC), les représentants d'"En toute franchise" demeurent convaincus du bien-fondé de leur démarche. "Le dossier déposé pour l'enquête publique n'est pas le même que celui déposé devant la CDAC, soutient la présidente de cette association domiciliée à Marignane, Martine Donnette. Ils ne respectent pas le plan de prévention du risque inondation et proposent une entrée au niveau -1 en disant que le béton sera étanche, notamment pour les 6 étages de parking".
Si c'est oui, les premiers coups de pioche ne se feront pas attendre
Et quand on lui demande si l'objectif est déjà rempli, si l'on considère que l'association a empêché le projet d'aboutir pour l'ouverture de l'Euro 2016, la présidente nie en bloc cette intention : "La dizaine de commerçants qui nous a saisis n'est pas motivée par cela mais bien plus par la politique de l'État sur le tout-conso et surtout par le respect de l'aménagement du territoire".
Du côté du promoteur à qui le permis de construire a été accordé en 2013, on se refuse à commenter cette position en attendant de connaître celle du Conseil d'État. Mais l'agacement n'est pas loin après avoir perdu 18 mois pour un dossier qui ne souffre selon lui d'aucune contestation. Certains osent même parler de "jeux délirants et mesquins cachés derrière des mensonges" dans cette affaire, se réservant pourquoi pas la possibilité de contre-attaquer in fine pour recours abusif...
La seule certitude dans cette affaire, qui concerne en priorité les riverains du secteur ainsi que les futurs clients des Galeries Lafayette et des 50 autres boutiques "premium" annoncées sur site, c'est que les premiers coups de pioche seront donnés sitôt le jugement du Conseil d'État connu. Si bien entendu il donne raison au promoteur.